Bitcoin

Le premier livre qui vous

dit tout sur le Bitcoin

La première monnaie conçue pour l'ère de l'internet

Comment fonctionne le Bitcoin ?
Pourquoi est-ce une vraie monnaie ?
Faut-il investir dans le Bitcoin ?

Contenu du livre

Qu'est-ce que le Bitcoin ?

Le Bitcoin est une monnaie électronique et décentralisée. Découvrez ce que cela signifie.

Est-ce une vraie monnaie ?

Découvrez pourquoi il faut prendre le Bitcoin au sérieux.

Comment fonctionne le Bitcoin ?

Découvrez comment recevoir et envoyer des Bitcoins.

Pourquoi le Bitcoin change tout ?

Découvrez l'ampleur de la révolution que constitue le Bitcoin.

Comment acheter des Bitcoins ?

Découvrez le fonctionnement des plateformes d'échange et achetez des Bitcoins.

Faut-il investir dans le Bitcoin ?

Le cours du Bitcoin est volatil et la monnaie ne repose sur rien. Que faut-il faire ?

Comment sécuriser ses Bitcoins ?

Découvrez comment protéger son portefeuille et sauvegarder ses Bitcoins.

Qui sont les mineurs de Bitcoin ?

Découvrez les principes de minage et de chaine de bloc.

Extraits du livre

Voici quelques extraits du livre. Télécharger la table des matières.

Histoire

Personne ne connait la véritable identité de l’inventeur du Bitcoin. Il se fait appeler Satoshi Nakamoto et c’est lui qui a inauguré l’histoire de la crypto-monnaie en réservant le nom de domaine Bitcoin.org le 19 aout 2008. Ce développeur, qui participait régulièrement à certaines listes de diffusion sur la cryptographie, n’a jamais donné sa réelle identité.

Le 9 janvier 2009, Satoshi annonça la sortie de la version 0.1 du logiciel Bitcoin. Il envoie une première transaction trois jours plus tard à l’une de ses relations, un développeur féru de cryptographie nommé Hal Finney.

Le 5 octobre de la même année, le premier taux de change bitcoin-dollar est publié et ce dernier donne la valeur du bitcoin à un millième de dollar environ.

Quelques mois plus tard, un des premiers utilisateurs achète une pizza pour 10.000 bitcoins. À l’époque cela ne représentait que 40 dollars tout au plus. Aujourd’hui, la même somme représenterait des millions de dollars.

En 2010, le logiciel s’améliore et plusieurs versions sortent au fil des mois. La place de marché la plus connue, MtGox, voit le jour le 17 juillet de cette année-là et le prix du bitcoin passe successivement de $0,08 à $0,50.

En 2011, suite à de nombreuses mentions dans la presse, le Bitcoin gagne en popularité. La parité avec le dollar est atteinte pour la première fois le 9 février 2011 ($1 = 1 BTC).

Mais la valeur fluctue, baisse, puis remonte pour atteindre $10 puis $31 en juin 2011. Des plateformes d’échange naissent en Pologne, au Brésil et au Royaume-Uni et la première conférence dédiée au Bitcoin prend place à New York le 20 aout de la même année.

L’année 2012 voit le plus grand vol de bitcoins jamais observé : ce sont près de 50.000 bitcoins qui disparaissent suite à une faille logicielle découverte chez un hébergeur américain(fn). Plus tard, le site de pari Satoshi Dice, basé uniquement sur la monnaie électronique, génère plus de la moitié de toutes les transactions du réseau Bitcoin. C’est aussi l’année de la création de la Fondation Bitcoin dont l’objectif est de promouvoir l’utilisation de cette invention.

2013 a vu une accélération drastique de l’histoire du Bitcoin. En mars 2013, suite à un bug, la chaine de bloc s’est vue dupliquée en deux versions différentes, donnant lieu à des problèmes de transactions en double. Bien que le problème aurait pu être fatal pour l’existence même du Bitcoin, les développeurs du logiciel ont recommandé aux utilisateurs de rétrograder leur programme Bitcoin dans une version précédente ne présentant pas ce bug. Les utilisateurs ont majoritairement accepté d’appliquer cette solution et l’une des deux versions de la chaine de bloc a finalement été adoptée comme étant la seule et unique, occasionnant finalement peu de transactions litigieuses.

En avril 2013, la valeur du bitcoin est montée jusqu’à $266 pour chuter soudainement à $76 et se stabiliser à $160.

Le même mois, les fonds d’une plateforme d’échange allemande, Bitcoin-24, ont été bloqués par la justice allemande et polonaise, entrainant sa disparition effective.

En mai, puis de nouveau en aout 2013, la plateforme d’échange MtGox a également vu une partie de ses fonds (plus de $5 millions) bloquée par les autorités américaines au sujet d’un litige financier, sans pour autant provoquer la faillite de l’entreprise.

En aout 2013, des juridictions du Texas et de l’Allemagne reconnaissent pour la première fois la valeur des bitcoins.

En octobre de la même année, le FBI américain saisi les serveurs de Silk Road, un site illégal de vente de stupéfiants, arrête son fondateur présumé Ross Ulbricht et confisque plus de 26.000 bitcoins déposés par les utilisateurs.

Fin octobre 2013, un étudiant d’Oslo s’est rappelé qu’il avait acheté pour $27 de bitcoins en 2009, peu après son invention. Constatant la flambée de la monnaie électronique, il retrouva son pécule, constata que la valeur de son portefeuille dépassait le million de dollars et projeta d’acheter un appartement avec cette somme.

En novembre 2013, la valeur du bitcoin a fortement augmenté, dépassant par moment les $900 et une nouvelle version de la place de marché illégale Silk Road a fait son apparition. Le même mois, le Sénat américain a tenu sa première réunion officielle sur le sujet du Bitcoin.

Qualités

Nous avons vu les qualités que devait posséder une bonne monnaie. Voyons maintenant si le bitcoin peut être considéré comme tel.

Une monnaie rare

Si chacun pouvait imprimer des euros ou trouver de l’or sans son jardin, ces deux monnaies ne vaudraient rien. Une bonne monnaie doit donc être rare.

Le bitcoin est une monnaie rare car personne ne peut en créer ni même en falsifier. De plus, contrairement à l’or, dont on pourrait soudainement trouver de grandes quantités, le nombre de bitcoins en circulation est connu à l’avance. On sait d’ores et déjà dire combien de bitcoins seront en circulation en 2020, par exemple, et qu’il n’y aura jamais plus de 21 millions de bitcoins sur la surface de la terre.

Une monnaie divisible à l’infini

Si la valeur du bitcoin devait augmenter de façon importante, son utilisation pourrait devenir problématique. Imaginons, comme certains le font, que sa valeur atteigne prochainement 1 million de dollars : il serait théoriquement très difficile de s’en procurer et d’acheter des biens avec. Or, ce n’est pas le cas car le bitcoin est une monnaie qui est divisible à l’infini. Aujourd’hui, il est déjà possible de travailler avec des cent-millionièmes de bitcoin.

Il n’y a donc pas de problème d’accessibilité du Bitcoin même si sa valeur devait grimper très fortement. On pourrait toujours payer en milli-bitcoins, en micro-bitcoins ou en tout autre division de la monnaie.

Le Bitcoin est impérissable

Comme il s’agit d’une monnaie électronique, les bitcoins sont aussi impérissables que l’est leur support informatique ou physique. Il est possible de stocker ses BTC sur des services en ligne, de les télécharger sur un support physique comme un ordinateur, une clé USB, de les graver sur un support optique (DVD) ou même de les imprimer sur papier comme nous l’aborderons plus loin. A chaque fois, c’est la longévité du support qui pourrait poser problème. Le bitcoin, lui, est impérissable.

Notez qu’on ne stocke pas réellement des bitcoins sur un support physique, ce sont les adresses Bitcoins et leurs clés privées que l’on stocke. Et ce sont ces adresses qui contiennent les bitcoins. A titre d’illustration, imprimer plusieurs fois une adresse email et son mot de passe sur un papier ne duplique pas l’adresse email elle-même.

Le Bitcoin est facilement échangeable

Le bitcoin est facilement échangeable à l’autre bout de la terre. Effectuer une transaction est instantanée et elle sera confirmée par le réseau au bout de quelques dizaines de minutes. À titre de comparaison, un virement peut prendre plusieurs jours et sera, d’une manière ou d’une autre, toujours sujet à la validation d’une banque. En outre, les virements en France sont gratuits mais envoyer un virement à l’étranger peut être couteux. À l’inverse, une transaction en bitcoins est souvent gratuite (en plus d’être beaucoup plus rapide).

Transactions

Vous avez acheté des bitcoins sur une plateforme d’échange et vous voulez maintenant les transférer sur votre portefeuille ? Rien de plus simple, mais tout d’abord voyons comment se passe une transaction sur le réseau Bitcoin.

Une transaction prend place entre deux adresses

Chaque somme de bitcoin est sauvegardée dans une adresse sur le réseau bitcoin. Une adresse est représentée par une suite de lettres et de chiffres qui compte entre 27 et 34 caractères. Voici une adresse au hasard :

31uEbMgunupShBVTewXjtqbBv5MndwfXhb.

Attention, chaque adresse est unique et sensible à la casse (une majuscule doit rester une majuscule).

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Dans cet exemple, nous tentons d’envoyer 2,5 BTC à l’adresse : 1Lq4zhzeRL6HFGw44nVJQoP2eM. Il suffit de remplir ce formulaire de valider le paiement. Si notre solde sur ce portefeuille est bien supérieur à 2,5 BTC, la transaction sera validée.

Lorsque vous installerez un portefeuille électronique sur votre ordinateur, vous y trouverez déjà une adresse, prête à recevoir des paiements. Vous pouvez créer autant d’adresses que vous voulez : c’est gratuit. À chaque fois que vous créérez une adresse, elle viendra s’ajouter à votre liste au sein de votre portefeuille et vous pourrez y recevoir des bitcoins.

Vous ne choisissez pas, à l’inverse d’une adresse email, vos adresses Bitcoin. Celles-ci sont générées automatiquement par votre porte-monnaie électronique. Il y a en réalité 2^160 soit 1,41.10^48 (un chiffre à 48 zéros) adresses possibles dans le réseau Bitcoin. Bien qu’il soit théoriquement possible de créer une infinité d’adresses au hasard en espérant tomber sur une qui contiendrait déjà les bitcoins de quelqu’un d’autre, la probabilité de réussir est proche de zéro.

Lorsqu’une adresse est créée, une clé privée est créée en même temps. En règle générale, l’utilisateur ignore tout de cette clé privée qui est en quelque sorte le mot de passe lié à cette adresse. Il s’agit d’une chaine de caractères assez longue sauvegardée dans votre portefeuille. Chaque fois que vous émettez une transaction, le client Bitcoin utilise la clé privée associée à l’adresse pour signer la transaction afin que le réseau puisse vérifier que c’est bien le propriétaire de l’adresse en question qui a initié le paiement.

Comme pour l’envoi d’un email, vous aurez besoin d’une adresse de destination pour réaliser une transaction. Il vous faudra également spécifier un montant à transférer. Une transaction en bitcoin ne nécessite pas que l’ordinateur du destinataire soit allumé. Le réseau prendra en compte la transaction et elle apparaitra dans le portefeuille du destinataire dès qu’il sera connecté à internet. Comme pour l’email également, une transaction est définitive : une fois envoyée, on ne peut pas l’annuler.

Minage

Le minage, c’est l’utilisation de matériel informatique pour exécuter des algorithmes issus de la cryptographie afin de confirmer les transactions et de garantir la sécurité du réseau.

Comme rémunération pour leurs services, les mineurs reçoivent des bitcoins spécialement créés à cet effet par le réseau. Le minage est une activité très concurrentielle et coûteuse en matériel et en énergie.

Un équipement de minage, ou « mining rig » composé de plusieurs cartes graphiques.

Un équipement de minage, ou « mining rig » composé de plusieurs cartes graphiques.

L’objectif des mineurs est de rassembler les transactions qu’ils reçoivent du réseau au sein d’un groupe de transactions, appelé un bloc, qui va être rattaché à la chaine de bloc. Afin d’être rémunéré, un mineur doit exécuter un algorithme de cryptographie à de nombreuses reprises, en général plusieurs milliards de fois par seconde pendant plusieurs minutes.

Cet algorithme, le SHA-256, est extrêmement gourmand en ressources informatiques. Comme le minage est une activité concurrentielle, les mineurs sont obligés de s’équiper avec du matériel le plus puissant possible s’ils veulent continuer à être compétitifs par rapport aux autres mineurs. De ce fait, la puissance informatique dédiée au réseau Bitcoin augmente en permanence. Elle culmine aujourd’hui à presque 2 millions de GH/s ce qui signifie que chaque seconde, le réseau Bitcoin exécute l’algorithme SHA-256 environ 2 millions de milliard de fois.

Cette puissance du réseau est un gage de sécurité. En effet, pour prendre de vitesse les autres mineurs et pouvoir inscrire des transactions frauduleuses dans la chaine de bloc, il faudrait qu’un pirate puisse rassembler plus de la moitié de la puissance totale du réseau. Ce qui est aujourd’hui impossible en pratique.

Et d’ailleurs, même si cela était possible, il ne serait pas forcément avantageux de pirater le réseau ! En effet, et l’inventeur du Bitcoin le dit lui-même, quelqu’un disposant d’autant de puissance aurait plutôt intérêt à miner légalement car ce serait bien plus rentable que de dépenser doublement une transaction qui, de toutes façons, finirait par être purgée de la chaine de bloc.

La difficulté évolue en fonction de l’état du réseau

Pour des raisons de stabilité du réseau, il a été décidé que le temps moyen de minage d’un bloc devait être de 10 minutes en moyenne. Le réseau s’adapte donc en permanence à la puissance disponible et au nombre de transactions à traiter. En fonction du temps que met le réseau à réellement produire un bloc, le réseau décide d’un chiffre qui correspond à la difficulté du minage. Par exemple, s’il manque de puissance pour traiter une croissance du nombre de transactions, la difficulté diminuera. Si, à l’inverse, la puissance du réseau augmente et que le nombre de transactions stagne, le réseau augmentera automatiquement la difficulté pour conserver un temps de production de bloc d’environ 10 minutes.

La variation de la difficulté de minage est décidé automatiquement par un algorithme connu de tous. Rappelons que le logiciel Bitcoin est open-source dont chacun peut consulter son code informatique.

Trouver le bon bloc

Comme son nom l’indique (un peu), le minage s’apparente en fait à une recherche plus qu’à une production à proprement parler. Pour être rémunéré, un mineur doit trouver un bloc. Pour ce faire, il doit exécuter l’algorithme de nombreuses fois jusqu’à ce qu’il tombe sur un résultat qui montre de façon indubitable qu’il a bien trouvé un bloc.

En effet, les systèmes informatiques conçus pour le minage de bitcoin ne font pour ainsi dire qu’appliquer la fonction cryptographique SHA-256 à une chaine de caractère. Cette chaine de caractère correspond à l’identifiant du bloc qu’ils essayent de trouver. Cette fonction cryptographique génère une chaine de caractère pseudo-aléatoire, que l’on appelle un hash. Voici un exemple de hash :

f813ef9bcc2e731f97577baab11b8d8eb65df081fc392cf400a779f5635

Pour qu’un mineur trouve un bloc, il faut que le hash de ce bloc commence par un certain nombre de zéros. Plus la difficulté est forte, plus le nombre de zéros par lequel le hash doit commencer est grand. Les ordinateurs des mineurs utilisent donc l’identifiant du bloc, y ajoute un incrément, puis exécutent de nombreuses fois l’algorithme SHA-256 en augmentant l’incrément à chaque fois. Ils font cela jusqu’à ce qu’ils trouvent un résultat qui commence par le bon nombre de zéros.

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A propos de l’auteur

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Biographie

Serge Roukine est un auteur et un entrepreneur. Il est le fondateur des sites Codeur.com et Graphiste.com, l’organisateur de la conférence AppDays et l’auteur de deux livres sur le marketing web.

Motivations

Quiconque s’est vraiment penché sur le fonctionnement Bitcoin ne peut qu’être émerveillé : il s’agit indéniablement de l’une des inventions majeures de ce début de 21ème siècle. Néanmoins, bien comprendre le fonctionnement et l’utilisation de cette première crypto-monnaie n’est pas aisé. L’objectif de ce livre est d’expliquer le fonctionnement, l’utilisation et le génie derrière le Bitcoin.